D’une récente enquête auprès de communautés protestante coréennes, il ressort que plus de trois protestants sur quatre ont soutenu le candidat LEE Myung-Bak.
Le résultat de cette enquête donne le sentiment que la société Coréenne se calque de plus en plus à celle de la société américaine. Aussi bien d’un point de vue de la politique économique ultra-libérale que de la part grandissante du protestantisme au sein de la société. Pour ceux qui connaissent un peu la Corée, ils n’en seront pas très surpris.
Au-delà de ce constat, il serait intéressant d’évaluer la corrélation entre un pays dont la politique économique est ultra-libérale et l’implantation d’une ‘religion’ (quelle qu’elle soit) au sein de la société?
Le postulat étant qu’une société fragilisée et dualisée -telle que peut engendrer l’ultralibéralisme- voit l’émergence d’un plus grand nombre de communautés religieuses (extrêmes ou non) en son sein.
En regardant notre petite ‘Sophie Jihae’ sur le haut de ses, presque, 3 mois, beaucoup de questions s’entrechoquent dans mon esprit sur ma propre petite enfance dont je n’ai aucun souvenir jusqu’à mes 5-6 ans (mis à l’orphelinat à 1 an et adopté à 3 ans). Tous ces souvenirs sont enfouis quelque part dans mon subconscient.
J’imagine que nombreux de mes correligionaires adoptés qui ont la joie d’avoir des enfants doivent (ou ont du) également se poser des questions sur leur propre petite enfance en regardant leurs enfants grandir.
Avions-nous le même caractère ?
Ressemblons-nous à notre père, mère, grand-père, grand-mère, … ?
…
et forcément, on en vient toujours, d’une manière ou d’une autre, à se dire qu’il est impossible qu’une mère biologique qui abandonne son bébé/enfant puisse oublier à jamais son enfant qu’elle a porté, au minimum, 9 mois dans son ventre. Que le sentiment soit de l’amour ou de la haine -dans le cas d’un viol, …- envers son propre enfant, une mère ne peut jamais restée indifférente car il aura marqué son passage dans sa chair et dans son sang.
Il y a probablement beaucoup à dire sur cela mais l’essentiel est qu’il n’y ait aucun jugement ni d’obsession à cet égard.
En attendant d’éventuelles retrouvailles, notre petite Sophie Jihae a de la chance. Elle a 3 grand-pères et 2 grand-mères. Il reste à lui trouver la 3ème grand-mère pour compléter le tableau familial.
Relisant le cahier spécial du “Le Monde” (20 clés pour comprendre le bouddhisme) publié en automne de l’année passée, il est intéressant de remarquer que l’Occident a permis une forme de renaissance du bouddhisme alors que celui-ci connaît un recul relatif dans les pays asiatiques.
Mais, c’est principalement le bouddhisme Mahayana connu comme celui du Grand Véhicule et le bouddhisme tibétain qui ont profité de cet engouement occidental. L’exotisme et la nouveauté auront probablement contribué à cet effet de mode mais aussi, une certaine similarité dans les religions et croyances qui ont toujours existé en Occident. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser à priori, le bouddhisme tibétain est fort proche (dans sa pratique ‘religieuse’ du moins) du christianisme.
Le Dalai Lama avait tout à fait raison en déclarant qu’il ne comprenait pas pourquoi un tel engouement pour le bouddhisme de la part des occidentaux alors qu’ils (les occidentaux) pouvaient tout aussi bien “trouver” la voie dans leurs propres ‘religions’. Il est vrai que l’on a toujours tendance à croire que l’herbe est plus verte chez le voisin.
Ceci est d’autant plus vrai pour le bouddhisme tibétain que cette forme de bouddhisme particulière dispose d’une ‘mythologie’ et d’un panthéon de ‘dieux’, comme le christianisme dispose de ses anges, ses saints et son Dieu. Le bouddhisme tibétain doit être considéré comme une religion à part entière et non une philosophie de vie.
Le bouddhisme tibétain est donc le résultat d’une fusion du bouddhisme Mahayana avec une forme de chamanisme local. Tout comme le christianisme a absorbé/intégré différentes pratiques locales -dites païennes- telles que le celtisme, le druidisme, etc considérés par certains comme des formes d’animisme chamanique.
Les romans initiatiques de “Merlin l’Enchanteur” et autres “Dame du Lac” reproduisent très bien cette époque charnière où le ‘Christianisme’ a vaincu les païens en rejetant leurs croyances dans l’oubli.
Pour ce qui est du bouddhisme Mahayana, c’est principalement le bouddhisme zen (ou zazen), et particulièrement japonais, qui est le plus ‘pratiqué’ par les occidentaux ‘convertis’. Assez paradoxal quand on sait que c’est le zen japonais qui est une des sources du nationalisme japonais, à la base du colonialisme et de nombreuses exactions.
Par ailleurs, le bouddhisme Coréen (Seon) a également souvent été un moteur de ‘nationalisme’ coréen.
En observant ce phénomène, et si on pouvait le comparer au ‘transfert’ psychanalytique, pourrait-on voir dans cet intérêt pour les bouddhismes de la part des occidentaux une forme de ‘transfert’ dogmatique de masse ?
Sujet de thèse ? Restons zen … Aaaaooooouuuuuummmmmmm !
Depuis quelques mois est né le concept de ’société bling bling’. Kesako vous demanderez-vous ? C’est la société du “paraître” et, par extension, de la superficialité et du “m’as-tu-vu”.
“Bling bling” évoque le son que l’on peut entendre entre des bijoux en toc qui s’entrechoquent.
L’émergence du concept “Bling bling” (et de son attribution) semble avoir une forte corrélation avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Allez savoir pourquoi ?! ;-)
Quoiqu’il en soit, à l’instar de la “Politique de Civilisation” tant prêchée par le Président Sarkozy, nous sommes résolument à une ère de la “Politique de Bling-blingisation”. Et ceci n’est pas l’apanage unique de la France mais bien de tous les pays dits ‘civilisés’.
La Politique Bling bling, c’est, entre autres choses :
“Faites ce que je dis, pas ce que je fais” ;
se montrer avec le Dalai Lama et écraser toute opposition dans son fief pour affirmer sa ‘baronnie’ ;
se montrer avec Al Gore tout en rouland dans une grosse cylindrée ;
prôner la solidarité en public et faire tout autrement en privé ;
…
Cependant, il ne faut pas tomber dans la facilité en jetant uniquement la pierre aux Politiques. Il faut éviter autant que possbile le poujadisme et la démagogie bête et méchante.
La Politique Bling bling est aussi le résultat d’un effet pervers de la ‘démocratie’ et de l’évoluation de la société qui donne de plus en plus la voix aux citoyens et à la voix populaire. Entre l’Internet, les groupes de pressions, les pétitions, etc. … et pour être élu, il faut plaire au plus grand nombre. Et pour cela, des nombreuses concessions sont malheureusement nécessaires. Avec ou sans scrupules, certains cèdent à cette pression populaire.
Ainsi, si en théorie, le socialisme et la solidarité est une forme d’organisation de la société qui est souhaitable, dans sa pratique concrète durant les dernières décennies, cela a méné vers une ‘dé-responsabilisation’ des personnes.
Or, nous avons tous une part de responsabilité dans cette ‘bling-blingisation’ de la société. Et pour commencer, il faut cesser d’être hypocrite et de rejeter la faute à autrui. Il faut assumer notre part de responsabilité.
On peut ne pas être d’accord avec les idées du Président Sarkozy, mais il faut lui laisser une chose … il assume ce qu’il est et ce qu’il fait. Au citoyen, que nous sommes, de ne pas se laisser impressionner (ou distraire) par les strasses et paillettes !
Garder l’esprit alerte et critique (constructif !) est un effort de tous les instants. Il ne faut donc pas baisser les bras.
“Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’Univers et les Dieux”
Le Président sud-coréen récemment élu, LEE Myung-Bak, qui entrera en fonction en février travaille hardiment sur son futur programme de relance économique. Et cela, malgré une enquête pour ‘fraude’ qui lui pend au nez.
Dans son escarcelle, entre diverses choses :
- une large amnistie des délinquents financiers (soit un montant d’environ 7 millions d’US$) ;
- faciliter la création de banques par des entreprises actives dans d’autres secteurs ;
- une réorganisation des agences gouvernementales ;
- le recours à plus d’agents contractuels au sein de l’administration ;
- …
Une relance économique au prix d’une certaine éthique peu rigoureuse qui reverrait l’apparition de chaebols (consortia actives dans de multiples domaines), et une fracture sociale encore plus grande.
On peut s’attendre à de nombreuses contestations et voire un risque de précarisation de millions d’employeurs.
A sa décharge, la solution n’est pas simple même si la formule d’amnistie lui garantirait de sortir sans problème d’une éventuelle condamnation.
Alors, à quel prix vaut la relance économique d’un pays ? est-ce que Argent et Bien matériel riment nécessairement avec Bonheur ?
Pour la toute première fois, et pour de longues années à venir encore, nous sommes à trois à passer l’an neuf. Voilà encore une nouvelle page qui s’écrit dans le livre de la vie.
Si on ne peut que souhaiter à tous ceux qui nous sont chers bonheur, santé et prospérité (avec, pour rappel, une journée de bonheur en plus en cette année bissextile), on ne peut ignorer les événements chaotiques et tumultueux qui nous entourent en ce bas-monde.
Sans nécessairement tomber dans la morosité et la déprime, on est en droit de se demander quel monde nous lègu(er)ons à nos enfants et petits-enfants. Il est de notre devoir et responsabilité de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour rendre ce monde, NOTRE monde, à défaut d’être parfait, le plus agréable à vivre possible pour tous.
En cette année des Jeux Olympiques à Beijing (Pékin), l’idéal d’harmonie entre le Ciel et la Terre, le Yin et le Yang du (néo-)confucianisme est encore loin d’être atteint. Dans un mouvement de globalisation et de mondialisation extrême, la loi de l’inter-dépendance -telle qu’édictée dans le bouddhisme- se confirme chaque seconde. Fini de vivre dans sa bulle. L’effet papillon nous entraîne dans son tourbillon -voire ses turbulences- de la vie.
Fini la procrastination (remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même) et mettons-nous à l’oeuvre même modestement. Comme le dit le fameux dicton chinois: Il vaut mieux allumer une petite chandelle plutôt que de maudire l’obscurité.
Combattre l’obscurantisme des dogmatismes qui déresponsabilise l’Homme.
Si je devais fomenter un voeu, ou plutôt une résolution, pour cette année 2008 :
Pouvoir exercer ses droits ET devoirs en Homme Libre dans le respect de chacun en dehors de tout dogmatisme anesthésiant.
L’autre jour, dans une émission radio, on expliquait que le modèle marketing de Google reposait sur le modèle … tenez-vous bien … d’évangélisme Protestant !
Dans ce blog, il a déjà été pointé du doigt l’approche extrêmement prosélyte et ‘commerciale’ de l’Eglise Protestante en Corée. Une église qui brasse des millions (voire des milliards) de dollars et qui enrole à tour de bras. Le nombre d’effectifs a connu un taux phénoménal de croisssance ces dernières années au point d’égaler (voire supplanter) les bouddho-néoconfucéens en Corée.
On ne doit donc pas, ou très peu, être surpris que le modèle d’évangélisme protestant ait été adopté, avec succès, par la société américaine Google inc. ! Elle a eu du génie (une fois de plus) et on peut gager qu’elle fera des émules auprès d’autres enterprises.
A quand l’officialisation de le société commerciale “Protestant Church inc.” ou “Baptist Evangelist inc.” ?
Petit billet d’humeur à chaud, pour ne pas dire un coup de gueule … par essence subjectif, passionnel, emotionnel et donc … très personnel.
L’affaire “lamentable” (tel que qualifié par le Président Sarkozy) du fiasco de l’Arche de Zoé -ADZ- au Tchad est, à plusieurs titres, écoeurante.
Tout d’abord dans l’attitude ‘missionnaire’ (voire illuminée) de certains membres de l’ADZ, tels des Don Quichotte qui pensent faire mieux que les nombreuses autres ONGs -sérieuses celles-là- déjà sur places.
Si effectivement, on peut partager la douleur que peuvent vivre civils, femmes et enfants dans un conflit qu’ils subissent malgré eux. On peut tout aussi, et de manière justifiée, s’indigner sur un certain ‘immobilisme’ de la communauté internationale à cet égard. C’est donc le prétexte donner pour s’arroger le ‘droit’ de DERACINER de gré ou de force des enfants. On parle de ‘rapatriement force’, ici on pourrait parler d’ “expatriement forcé”.
Enfin, la tromperie manifeste de la part de l’ADZ qui repose sur ‘l’instrumentalisation’ des ‘bons sentiments’ et le ‘reflèxe du bon samaritain’ de notre vieille civilisation à l’héritage judéo-chrétien. Cette action repose donc sur un bon vieux reflèxe qui date des périodes coloniales et missionnaires des pays ‘blancs’ venus sauver le pauvre petit pays sous-développé.
A cet égard, on observera que la majorité des pays où ils subsistent des conflits armés (civils ou militaires) sont majoritairement dans des pays qui sont d’anciennes colonies de pays ‘occidentaux’. Pour faire un peu ‘court’, mais la problèmatique est plus complexe (je le conçois aisément): “Nous sommes venus, nous avons vus, nous avons vaincus, nous nous sommes enrichis et puis nous sommes repartis en les laissant -les pays colonisés- dans le chaos total (tout en se lavant les mains !)”.
Avoir du coeur et de l’empathie oui, mais jusqu’où peut-on aller pour faire LA BA (’Bonne Action’) de SA vie ? L’Enfer est-il pavé de bonnes intentions, au point d’outrepasser de manière effrontée les lois et juridications …
Il existait, à l’évidence, de nombreuses autres possiblités pour venir en aide à ses enfants (orphelins ou non) mais certainement pas la solution ‘radicale’ telle que proposée par l’ADZ.
On parle de “DROITS” mais on oublie trop souvent que la prérogative de ses DROITS impliquent l’autre partie du contrat … c’est-à-dire … des “DEVOIRS”. Nous ne devrions pas parler des “Droits de l’Homme” mais bien les “Droits et Devoirs de l’Homme” !!! Nous avons trop tendance à l’oublier (ceci peut faire l’objet d’un autre billet d’humeur).
J’espère que les membres de l’ADZ se rendront compte de leur grossière erreur. J’espère que l’esprit ‘colonial sauveur de l’humanité’ s’estompera au profit du respect des Hommes et des Cultures de ce Monde.
Agir et puis réfléchir … ? c’est bien et parfois salutaire (pour ne pas dire ’salvateur’) dans certaines situations mais dans le cas qui nous occupe, ce fut une action semble-t-il de tromperie qui n’avait pas lieu d’être.
Je laisse donc tout cela à votre propre réflection. A méditer … et restons malgré tout Seon … AaaOoooooommmmmmmmm …
Aussi ‘hot’ que le kimchi himself !
De quoi alimenter les fantasmes des ‘Rice Kings’ (NDLR: les occidentaux qui ne ’sortent’ qu’exclusivement avec la gente asiatique féminine).
Vous vous en doutez, les actualités US et Coréenne sont monopolisées par le massacre de lundi dernier perpétré par un jeune coréen de 23 ans (CHO Seung-Hui) qui a emporté avec lui 32 étudiants aux Etats-Unis à la Viriginia Tech University.
Il semble également évident que ce triste événement n’aurait pas eu le même impact auprès de la société coréenne si son auteur n’avait pas été lui-même d’origine coréenne.
On découvre ainsi que la famille maternelle restée en Corée n’avait que peu (voire pas du tout) de contacts depuis l’installation de la famille de Seung-Hui aux Etats-Unis voici quinze ans. On apprend aussi que durant sa jeunesse, Seung-Hui présentait un retard de langage.
D’après les nombreuses descriptions qui tombent heure après heure de la personnalité de Seong-Hui, on pourrait manifestement le classer dans le genre … ‘NERDOS’/'WEIRDOS’ (je n’ai pas la traduction exacte en français - Bizarre ?!). On peut imaginer qu’il ait dû faire l’objet de quelques railleries ou même de discrimination de la part de camarades de classe.
Bien entendu, qu’on ne se méprenne pas, rien ne peut justifier de commettre un tel passage à l’acte mais on peut s’interroger sur le fonctionnement de notre société ‘individualiste’ en générale (et pas uniquement qu’aux Etats-Unis). Avec un peu d’empathie, on pourrait imaginer ce sentiment d’injustice qu’aurait pu ressentir Seung-Hui (à nouveau et toujours sans l’excuser pour son acte !). Immigré devant probablement se priver de beaucoup de choses pour pouvoir mener des études ‘décentes’, ajouté à cela une personnalité introvertie et, probablement, dérangé psychologiquement. Il aura suffit d’un élément malheureux -la goutte qui fait déborder le vase- pour que se déclenche l’horreur que l’on connaît aujourd’hui.
Il serait trop facile après coup de faire la morale à quiconque et de dire que l’on ‘aurait pu’ prévenir le drame. Gardons simplement à l’esprit que tous les événements sont liés et inter-dépendants.
En revanche, je ne sais s’il faut en rire ou en pleurer, ce sont les ‘réactions’ de ces coréens qui se disent ‘choqués’ (et honteux) par le fait que cela soit un coréen qui ait commis cet acte. Aussi ‘humaine’ que soit cette réaction, on sait que la bêtise humaine est surtout … universelle.
Avant d’être coréen, américain, belge, français, ou autre … nous sommes avant tout des Hommes vivant parmi d’autres hommes.
Voilà mon petit coup de gueule de la journée …
Mes sincères condoléances donc aux familles des victimes … et ma compassion pour l’auteur des faits ainsi qu’une pensée à sa famille dont l’épreuve ne fait que commencer.
Paix profonde et sérénité aux hommes de bonnes volonté.
Durant le long week-end Pascal ensoleillé, j’ai eu l’occasion d’assister à la projection du premier film de Bernard Werber (NDLR: auteur de la trilogie des ‘Fourmis’, l’Ultime Secret, l’Arbre des Possibles, l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, Le Père de Nos Pères, …) “Nos amis les Terriens” durant le Festival Int’l du Film Fantastique de Bruxelles (http://www.bifff.org).
Bernard Werber avait fait le déplacement à Bruxelles pour présenter en personne son film et suite à la projection, se donner au petit jeu du ‘Q&A’ (Questions & Answers). J’ai donc saisi cette opportunité pour lui poser la question du pourquoi de la présence de coréens (ou coréennes) dans ses différentes oeuvres (il y a une coréenne dans son film également).
La réponse est, en regard du personnage et de ses oeuvres, assez simple pour ne pas dire simpliste. Son livre “L’Ultime Secret” a connu un énorme succès en Corée. Ce succès lui a donné l’occasion de voyager à quelques reprises en Corée et de rencontrer la grande ferveur des fans hystériques coréennes :-) Ce qui semble l’avoir assez marqué pour qu’il en fasse régulièrement mention dans les différents livres qui ont suivi.
Quoiqu’il en soit, Bernard Werber est très accessible et modeste. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous engage à découvrir ses oeuvres et si vous n’êtes toujours pas convaincu, visitez son site internet : www.bernardwerber.com
Pour en revenir à son premier film “Nos Amis les Terriens”, il laissera probablement un goût de trop peu pour ses fans. Ceci est probablement dû aux ‘limitations’ de l’image et du format (durée, effets, montage, etc.). A voir sans trop non plus attendre trop de ce premier film d’un des maîtres ‘extra-terrestre’ de la littérature française de Science-Fiction.
Introduit en Corée via la Chine aux alentours du 4ème siècle ap. J.-C., le bouddhisme dit du Nord (Mahayana, le Grand Véhicule) ne fut réellement adopté par les coréens qu’aux alentours du 6ème siècle. Celui-ci cohabitait d’une manière ‘harmonieuse’ avec le chamanisme. Le bouddhisme put fortement se développer en tant que religion d’Etat durant la dynastie Koryo (918-1392). De nombreuses écoles et sectes virent le jour durant cette période florissante.
Cependant, venant également de Chine, le confucianisme allait peu à peu faire de l’ombre au bouddhisme. Durant la période Choseon (1392-1910), cette ‘menace’ se précisa et le néo-confucianisme remplaca assez rapidement le bouddhisme en tant que religion d’Etat. Le néo-confucianisme mena sa ‘chasse aux bonzes’ et ‘condamna’ moines bouddhistes survivants à se retirer dans les hauteurs montagneuses où ils étaient tout juste ‘tolérés’. Ceci explique donc que la majorité des temples bouddhistes en Corée sont retirés près des ou dans les montagnes.
Malgré cette ‘chasse aux bonzes’, le bouddhisme coréen sut s’adapter et subsister tout au long de ces siècles d’exil ‘intérieur’. La fin du 19ème et le début du 20ème siècle vit arriver le christianisme importé directement des Pays-Bas et des Etats-Unis. La présence américaine durant la guerre de Corée (1950-1953) -et jusqu’à nos jours, renforca encore plus l’adoption du christianisme-protestantisme par les sud-coréens. A tel point que la religion majoritaire en Corée est devenue le christianisme avec près de 40% de coréens se déclarant ‘chrétien’. Le bouddhisme ayant connu une desaffection générale auprès des coréens au profit de cette ‘christianisation’.
Alors que les “Eglises du Christ” ne désemplissent pas avec un nombre d’ouailles toujours plus nombreux années après années et montrant une santé financière ‘insolente’ à faire pâlir n’importe quelle société commerciale. Les temples bouddhistes voient, quant à eux, leurs halls déserté et se ‘dégrader’.
En 2002, durant la Coupe du Monde de football Japon-Corée, le bouddhisme a saisi une opportunité qui lui était offerte, à savoir, offrir l’hébergement en temple aux milliers de ‘World-cup touristes’. Cette opération fut un tel succès que depuis 2002, de plus en plus de temples participent à l’opération “Séjour en Temple”. L’argent ainsi récolté permettant de rafraîchir les temples voire même d’en construire de nouveaux.
D’autre part, les quelques scandales financiers et de moeurs autour de certaines ‘Eglises du Christ’ en Corée, font revenir certains coréens vers le bouddhisme. Se rendant compte que le bonheur ne s’achète pas avec une carte en plastique et où le ‘Christianisme-protestant’ s’associe de plus en plus à une société de (sur-)consommation et de matérialisme ultra-libral avec des élans quelques peu anti-communiste.
Néanmoins, lorsque le christianisme coréen sera revenu de ses excès, une co-existence et une cohabitation harmonieuse entre les divers courants de pensées (coréennes ou non) peut être raisonnablement envisagée. En attendant, le bouddhisme coréen et plus particulièrement ses temples doivent passer par la voie du ‘Tourisme’ pour subsister.
Certains futuro-sociologues l’avaient probablement prévu, le développement de l’ère digital n’a pas que du bon pour socialiser les ‘humains’.
Selon un récent rapport de la ‘Bank of Korea’, les coréens dépensent plus d’argent dans les télécommunications (internet, téléphonie, etc.) que dans des repas dans les restaurants ou des hôtels. L’ère du digital est devenue l’air digital.
Cette dépense en télécom est 2.7 x plus élevée que la moyenne de tous les pays membres de l’OCDE (cfr. article source 1).
Si effectivement la Corée du Sud se trouve pleinement dans l’Ere du digital, il n’en reste pas moins vrai qu’elle est devenue un ‘géant’ au pied d’argile (cfr. article source 2). En effet, la Corée du Sud est énormément ‘dépendante’ de l’extérieur (exportation) mais aussi, avec l’émergence d’autres pays, la Corée se voit obligé de délocaliser à tour de bras. Ajouté à cela une population vieillissante et où bon nombre de jeunes ne rêvent que de ’sortir’ du pays pour ’se réaliser’ pleinement.
On s’aperçoit vite des limites du miracle économique coréen qui s’était principalement reposé sur un modèle nippon tout en gardant les faiblesses du modèle ainsi qu’en intégrant des pratiques “home made” de Chaebols (conglomérats).
Cette ‘fragilité’ de la Corée peut, à priori, paraître très surprenante sachant que la Corée du Sud dispose d’une population globalement de niveau d’éducation élevé, d’infrastructures modernes, d’un haut niveau de développement de l’Internet et d’une population très ‘laborieuse’. Néanmoins, à y analyser de plus près, on se rend compte que le ‘miracle’ économique coréen s’est fait à ‘coup de bâtons’ par le biais de régimes ‘dictatoriaux’ dont le coût humain est difficilement estimable.
La ‘rapidité’ de se développement n’a pas eu le temps de prendre racine profondément dans l’esprit des coréens. Ceci explique souvent ce contraste frappant entre le développement économique du pays et les mentalités très ‘rurales’ de coréens élegamment habillés dans leur costume 3 pièces griffé.
Etrangement, il est permis de penser que le futur économique de la Corée passera inévitablement par la voie de la réunification des deux corées. En effet, sachant que le nord de la Corée était, à une certaine époque, le grenier à riz du pays grâce à ses nombreuses rizières et terres arables. Cependant, ceci ne suffira pas pour assurer un développement économique durable de la Corée.
L’essentiel étant de changer les mentalités d’une certaine génération de Coréens où les valeurs néo-confucéennes paralysent plus qu’elles ne contribuent à une société dite “harmonieuse”.
Quoiqu’il en soit, ne soyons pas pessimiste ni défaitiste et restons optimiste sur la nature humaine. N’est-il pas d’usage de dire que la paix profonde et la sérénité sont promises aux hommes de bonne volonté ?
Nous avons tous notre part à jouer pour un monde qui tourne plus rond et en harmonie …. Soyons Zen QuantinuOoooooom !