Le récent mouvement de contestation ‘bouddhiste’ à l’encontre de l’actuel Président, accusé de ‘favoritisme’ chrétien permet de pointer une tendance mondiale de plus en plus forte de la miction entre l’Etat et la Religion. La laïcité d’un Etat devenant de plus en plus marginale et inscrit par pure principe dans leur constitution.
En poussant un peu plus loin la réflexion, nous aurions pu nous dire que le confucianisme, bien qu’inscrit dans un système monarchal, permettait de garantir une forme relativement avancée de laïcité de l’Etat (d’un point de vue religieux). Laïc en son principe, il l’est difficilement dans son application lorsque le confucianisme devient un système de ‘croyance’ que l’on suit ‘bigotement’. Ainsi, le principal inconvénient que l’on peut pointer du doigt est qu’il entretient (et maitient) une stratification de la société en couches sociales (en somme, un système de castes rigide, voire frigide) et une autorité forte aux allures dictatoriales.
Depuis quelques temps, en Corée, le confucianisme se voir relegué de plus en plus au rang protocolaire (et du “qu’en dira-t-on” – société bling-bling ?) mais n’est plus vécu ‘intérieurement’. Pour utiliser une image plus forte, le confucianisme se pratique de manière pavlovienne comme pourrait se pratiquer d’autres croyances qui reposent sur une gnose ’supérieure’.
Au fil des décennies, la christianisme protestant s’est implanté de manière exponentielle en Corée. L’influence américaine n’y est nullement étrangère. Un nombre de plus en plus grand de hauts fonctionnaires de l’Etat se sont converti, par conviction ou par intérêt, au protestantisme.
Par ailleurs, on observera que dans de nombreux cas, les Etats ‘interventionnistes’ sont souvent inspirés par une religiosité évangélique missionnaire et une volonté déterminée de répandre la bonne parole.
Je laisse donc ce billet ‘inachevé’ à votre travail de réflexion intérieur …